Réhabilitation complète d’un immeuble en pierre de Bordeaux, menée en copropriété et dans le cadre réglementaire d’un établissement recevant du public, avec une dizaine d’artisans et d’entreprises spécialisées. Escalier hélicoïdal sculpté, pierre mise à nu, poutres anciennes retrouvées : le projet fait dialoguer l’héritage bordelais et une écriture contemporaine tout en courbes. Ouverture en mai 2026.
Plutôt que d’imposer une identité nouvelle au bâtiment, nous l’avons écouté. Les strates de l’existant ont été révélées, puis reliées par une écriture contemporaine faite de courbes, de matières naturelles et de lumière chaude.
Au cœur de la boutique, un escalier hélicoïdal monolithique en micro-béton blanc s’enroule sur lui-même comme une sculpture. Une main courante en acier forgé martelé en accompagne la spirale ; il prend appui sur un palier arrondi en chêne, posé en gradins.


Derrière les enduits, les murs en pierre calcaire de Bordeaux d’origine ont été dégagés et cadrés dans de grandes niches cintrées : ils deviennent des fonds de scène pour les pièces exposées.
Au plafond, une découpe courbe laisse apparaître le solivage ancien en chêne, d’où descendent des suspensions en verre ambré comme des gouttes de lumière.
Les pièces communiquent par des arches cerclées de métal sombre, prolongées par des miroirs ovales rétroéclairés et des étagères courbes intégrées. Un parquet de chêne en point de Hongrie court d’un niveau à l’autre et rencontre, au pied de l’escalier, une pierre claire en un tracé courbe ajusté.
Socles en travertin, comptoir galbé en bois nervuré, lampes en albâtre et appliques en laiton : l’éclairage et les matières donnent à chaque espace la chaleur d’un intérieur habité.
« Nous n’avons rien voulu imposer à ce bâtiment. Nous avons gratté, écouté, et laissé la pierre, le bois et la lumière raconter ce qu’il était. » — Jonathan Bourhis, architecte associé
